Un mois tout pile depuis qu'on m'a annoncé que j'avais un cancer du sein.
Une semaine tout pile que je suis sortie de l'hosto.
Un sein en moins. Une cicatrice en plus.
Encore 11 jours à attendre avant le prochain rendez-vous... Savoir si l'opération a suffi, s'il faut commencer la chimiothérapie, ou la radiothérapie..
Tout va vite, et je n'ai de prise sur rien.
Depuis fin septembre, c'est la valse des rendez-vous: Echographie, Mammographie, Prise de sang, Rendez-vous à Curie, Biopsie, Re-Mammographie, Scanner Cérébral, Scanner du thorax, Scintigraphie osseuse, Re-Prise de sang, re-Rendez vous à Curie, IRM, Radio du thorax, Rendez-vous avec l'anesthésiste, le bloc... 
Tout le monde m'a apporté son soutien. Plein de messages, ça fait du bien. Et puis Papa est venu à Paris quelques jours avant , puis Maman une semaine, pour l'opération, et puis ma petite soeur ensuite. Je ne suis restée à l'hôpital que 48h et pourtant... Justine, Alexia, Marion, et surtout Ivan et Maman se sont relayés sans cesse à mon chevet.
Ivan est d'une patience sans limite. Il m'aide beaucoup. Quand je suis remontée du bloc, j'ai vu qu'il m'avait ramené de la maison ma bouilloire, avec mon mug, mon thé et du chocolat, et même mon plaid, pour que je me sente comme à la maison. Il a voulu regarder la cicatrice tout de suite, et n'a pas peur. Le voir regarder sans grimacer me rassure. Il me console. Il me rassure.
Et pourtant, je sais que ça ne doit pas être facile pour lui : sa mère est morte d'un cancer du sein quand il avait 15 ans.
Mais tu vois, le medecin, elle l'a dit, "vous ne mourrez pas d'un cancer du sein". Alors, je m'accroche à cette phrase. Très fort.