29.06.09
A toi
J'ai vraiment cru qu'on allait s'en sortir.
J'ai pas menti hier.
J'étais
vraiment bien.
Dans tes bras, dans tes yeux.
J'ai aimé me serrer contre
toi et te faire rire et rire avec toi.
J'ai même aimé ce soir.
Que tu me
voles mon nez et que tu me le rendes.
J'aimerais juste réussir à changer à
temps.
Même si je crois qu'il est déjà trop tard.
Tu ne liras jamais
jusqu'au bout, de toute manière.
Tu lis toujours en diagonale ou alors tu ne
lis jamais, quand c'est moi qui écrit.
Je me faisais une joie de recommencer
avec toi.
De repartir sur une nouvelle base.
Oui, j'ai tout fait foiré,
comme à chaque fois.
Oui, je fais semblant de croire qu'on est deux
coupables.
Tu sais aussi bien que moi que c'est faux.
Je me déteste.
Et
cela me fait t'aimer mal. Parce que je ne peux pas croire que tu m'aimes pour ce
que je suis.
A mes yeux je ne suis rien.
Alors, je n'imagine même pas
exister dans les tiens.
Ce qui importe, ce n'est pas la réalité, c'est
comment je la perçois.
Et le problème c'est que je la vois dans un miroir
déformant.
J'ai largement dépassé les limites.
Et tu es toujours
là.
Mais je sais pertinemment qu'en agissant comme ça, je brise toutes les
chances que j'aurai pu avoir avec toi.
C'est plus fort que moi.
Ce n'est
pas ce que je veux mais je réagis comme ça.
Je m'en veux, tu sais, même si ça
ne se voit pas.
Et même si tu ne le ressens plus ces derniers temps, je
continue de t'aimer.
Plus que jamais.
Je continue d'imaginer mon futur,et
ma vie avec toi.
Je continue de t'aimer si fort.
Je crois que tu ne
pourras jamais le comprendre
Mais j'aimerais tellement réussir à te le faire
ressentir ...
28.06.09
La vie n'est qu'un éternel recommencement.
Je pourrais ré-écrire le même billet que le 22 juin.
Je ne me reconnais plus.
J'ai envie de lui faire mal, mais plus encore, de me faire mal.
Je me fous de ce qu'il peut me dire.
De ses cris, de sa souffrance.
Je ne vois que la mienne.
Il dit qu'il est égoïste.
Je le suis encore plus.
Cela ne changera jamais.
Ce sera toujours ma faute et rien n'ira jamais mieux.
Il me reste à l'accepter.
22.06.09
J'ai envie qu'on me laisse mourir.
J'ai recommencé.
Je croyais être guérie.
Que le détruire, que nous détruire, c'était du passé, de l'histoire ancienne.
Je le pensais.
Vraiment.
Je suis bien trop naïve.
Comme avant, je passe du rire aux larmes.
Comme avant, je lui pourris sa soirée.
Comme avant, je m'en veux et me sens ridicule.
Comme avant, je m'en rends compte trop tard.
J'ai envie de pleurer.
Tout le temps.
J'ai envie de mourir.
Parfois.
Je me sens si vulnérable.
Je lui lance des appels.
Je me sens couler.
C'est déjà trop tard.
J'ai tout gâché.
Une fois encore.
Mes yeux me brûlent.
Ma tête est lourde.
Je n'ai qu'une envie.
Des bras autour de moi. Une voix calme pour me rassurer. Sa chaleur contre moi.
Au lieu de ça, j'ai une chaleur moite et désagréable que ne chasse pas le courant d'air.
J'ai laissé le téléphone sonner sans y répondre.
J'ai envoyé un sms laconique.
Je me déteste.
J'ai envie de me sentir aimée. Désirée. Admirée.
Je voudrais cesser d'être transparente.
Je ne suis rien.
Je ne sers à rien. Ni à personne.
Je suis juste là.
A attendre que le temps passe. Que la vie passe.
Sans même y participer.
Parce que j'ai peur.
Parce que je gâche tout.
Parce que je me déteste.
16.06.09
J'avais pas envie d'écrire ici.
Je vais plutôt bien.
C'est juste, des fois, j'ai le coeur serré.
Je me sens incapable de faire ce que je veux.
J'ai l'impression que mon entourage souffre. Que je n'y peux rien.
Ma vie défile, sans que je m'en rende compte.
Je connais toujours aussi mal mes parents.
Je ne connaîtrais jamais mieux ma grand-mère, ni mon grand-père.
Ma soeur s'est éloignée.
L'autre a du mal a remonter la pente.
Et mon petit ange, il a l'air triste bien trop souvent.
Y'a des soirs comme ça, où j'ai envie qu'on me tende les bras.
Qu'on me caresse les cheveux en me chantant une berceuse.
Qu'on me raconte une histoire, tu vois.
Et tout finira bien.
Je rêve éveillée.
Je suffoque.
Je ne veux pas ouvrir la fenêtre.
Je préfère rester dans cet état de semi-conscience.
Je recommence à être paumée.
Tout va trop vite.
Ou pas assez, selon les moments.
Le père d'une amie m'a demandé si j'étais mariée.
Mariée ?
J'ai discrètement fait passer ma bague de mon annulaire gauche à mon annulaire droit.
Non, pas encore.
J'ai invoqué les études, pas encore terminées.
Il a répondu que j'en voyais le bout.
Il n'a pas tort.
Je viens de valider ma 5ème année.
Dans un an, je suis censée être diplômée.
Je voudrais avoir des enfants, tout ça.
Mais je refuse de voir mes parents vieillir.
Je crois que j'ai juste peur.
De l'inconnu.
Alors, je me réfugie dans la glace à la vanille et les séries TV.
Pour ne pas trop penser à ça.
01.06.09
Des fois, je marche dans la rue avec ma musique sur les oreilles et j'ai l'impression d'être dans un film.
J'aime bien.
C'est le genre de truc qui me met de bonne humeur.
Souvent, quand j'ai peur, quand j'ai mal, je me répète Léo, Léo, Léo dans ma tête en imaginant son visage.
Comme si c'était le seul moyen.
Je viens - enfin - de terminer le dernier tome de Twilight. Je faisais durer le suspense, j'aime pas terminer un livre, ça me laisse une sensation étrange pendant quelques jours.
J'aime bien les histoires d'amour.
C'est le genre d'histoires qui m'ont bercée depuis que je suis gamine. C'est fou comme ça a influé sur ma vie..La recherche de l'amour absolu, parfait et éternel ...
Je viens de me lever.
Lamentable.
Il fait si beau dehors, c'est dommage de ne pas en profiter.
Et puis quand je suis fatiguée, le moindre effort me coûte, le sourire aussi.
J'aurais mieux fait de dormir au lieu de lire.
Et sinon, ce matin, elle m'a bouleversée.