31.10.08
Il file. A toute allure.
Il glisse. Comme le sable au vent.
Il vole. Comme un oiseau fou.
Il me manque.
J'en ai besoin.
J'ai tant de choses à faire. A découvrir. A lire. A voir. A écrire.
A vivre.
Si peu de temps.
La vie passe sans que je m'en rende compte.
J'ai déjà l'âge d'être mère.
Je suis encore une gamine dans ma tête.
Il faudrait que le temps soit élastique.
Ou que j'apprenne à moins dormir.
A moins gâcher mon temps en choses inutiles.
A m'organiser, peut-être.
En ce moment, je VIS.
Mais.
Je me rapproche aussi plus vite de la fin.
Le temps me semblait si long, quand je m'ennuyais.
Je voudrais des journées de 48h.
Minimum.
Je pensais pas que cela reviendrait.
Pas si vite.
Elle est là.
L'autre moi.
Celle qui dicte mes comportements les plus noirs.
Celle qui est odieuse.
J'ai recommencé.
Et là, j'ai envie de la tuer.
Mais elle fait partie de moi.
C'est moi.
Je ne peux pas le nier.
Il est censé m'aimer.
Balivernes.
Je l'aime.
N'importe quoi.
On ne s'est jamais aimés.
On ne s'aimera jamais.
Cesse de me pardonner.
Trouve le courage de me quitter.
Prends tes affaires, et casse-toi.
Tire-toi bordel.
Parce que moi je peux pas, tu vois.
Il fait bien trop froid dehors.
Et j'ai pas de voiture.
Personne chez qui aller.
Je ne veux plus te voir.
Plus te parler.
Jusqu'à ce que cela revienne.
Mais ça ne reviendra pas.
Je ne serai jamais une princesse.
Jamais.
Je ne passerai jamais avant ce jeu à la con.
Avant ses potes.
Je suis celle à qui il dit non.
Ils sont ceux à qui il dit oui.
Je n'existe plus.
Même quand je pleure.
Je ne suis qu'une poupée dans ce lit froid.
J'ai mal.
Au coeur. A la tête.
J'ai mal d'être si têtue.
J'ai mal d'aimer.
J'aurai du les croire, ces livres.
Mourir d'amour. Mourir d'aimer.
La haine est proche de l'amour.
Tu ne peux haïr vraiment que ce que tu as aimé.
N'espère pas. Il ne reviendra pas.
Il ne te prendra pas dans ses bras.
Il ne te consolera plus.
C'est fini.
Oublie.
Pleure.
Crache ce que tu as sur le coeur.
J'ai mal.
Juste mal.
Mal d'être aussi fière.
28.10.08
Cold War Kids - We used to vacation
I kissed the kids at noon
then stumbled out the room
I caught a cab
ran up a tab
on 7th and flower
best recital I had to ruin
missed my son's graduation
punched the Nickles boy
for taking his seat
gets all that anger from me
still things could be much worse
natural disasters on the evening news
still things could be much worse
we still got our health
my paycheck in the mail
I promised to my wife and children
I'd never touch another drink
as long as I live
but even then
it sounds so soothing
this will blow over in time
this will all blow over in time
I'm just an honest man
provide for me and mine
I give a check to tax deductible
charity organizations
two weks paid vacation won't heal the damage done
I need another one
still things could be much worse
natural disasters on the evening news
still things could be much worse
we still got our health
my paycheck in the mail
I promised to my wife and children
I'd never touch another drink
as long as I live
but even then
it sounds so soothing
to mix a gin
and sink into oblivion
I promised to my wife and children
that accident
left everyone a little shook up
but at the meetings
I felt so empty
this will blow over in time
this will all blow over in time
25.10.08
Je reviens ici, quand même.
Même si en ce moment, ce n'est plus un besoin, comme cela l'a été.
C'est peut-être mieux ainsi.
Vivre ma vie au lieu de tenter de l'écrire.
Mais, je me suis attachée à cet endroit.
J'ai aimé pianoter sur mon clavier. Vous faire partager mes sentiments, mes espoirs, mes colères et mes déceptions, mes tourments. Ma vie.
Je suis moins présente.
Mais je suis là. Quand même.
Et bientôt, j'espère, reviendra l'envie d'écrire.
Hier, je suis allée voir Le Roi Lear, de Shakespeare, et m'a pris l'envie de lire et d'écrire.
Aujourd'hui, j'ai vu Sexy Dance, et j'ai eu envie de renfiler mes chaussons et mon justaucorps.
Ce n'est pas la première fois. Et ça me fait peur.
Alors, à défaut, je sors au Ô bar ce soir et j'irais danser le rock mardi (en essayant de traîner Chéri).
Et désolée pour ces articles dénués d'interêt. Cela va revenir, j'espère...
17.10.08
Sorry Guys, maybe it wasn't true
Et j'écris au gré de mes sentiments.
Bien sûr, je ne pense pas tout ce que j'écris.
Mais ça me fait du bien.
07.10.08
Rapido presto
Petit passage en coup de vent.
J'ai repris le sport : j'ai commencé hier, j'y suis allée aujourd'hui et j'y retourne demain (vélo et elliptique), j'attends juste de devenir accro pour retrouver un corps de déesse (Laissez moi rêver)
J'ai rencontré une nouvelle fille pour mon tandem : Katharina (la première c'est Steffi), et j'ai bien galéré pour parler allemand, mais j'espère que ça va venir. J'aimerais trouver un tandem franco-anglais maintenant !
A l'hosto, tout se passe bien, j'ai hâte que la routine s'installe, que je trouve ma place et j'aimerais beaucoup trouver un sujet de mémoire + de thèse en même temps.
Et puis, sinon, je suis contente de voir Flo et Coco assez souvent et je suis censée voir Alex en fin de semaine.
En gros, j'ai pas une minute à moi et IL commence à m'en vouloir un peu peut-être... Il dit que non mais bon... En tout cas, je l'invite dans un resto super classe samedi soir (Il aura 21 ans dimanche)
J'espère que tout se passera bien.
Dans la famille, tout va bien aussi, c'est agréable...
Et finalement, je suis contente de ne plus avoir de job, au moins, j'ai du temps pour moi et puis si d'ici un ou deux mois, je sens que ça va, je ferai de l'intérim.
03.10.08
Saïgon.
Début des années 40.
Lucie vient d’avoir 17
ans. Elle est belle. Une beauté particulière,
celle née des métissages.
Elle n’est pas comme une
vietnamienne quelconque, elle a ce quelque chose en plus.
Elle a une grâce naturelle, un port de tête altier.
Elle a des origines mandarines.
Elle a la peau blanche,
les lèvres fines, et de grands yeux en amandes.
Ses longs cheveux couleur
de jais sont retenus par un ruban rose.
Elle est adorable dans
son uniforme.
Son chemisier est parfaitement repassé et rentré dans sa jupe plissée.
Elle a la taille fine et le buste droit.
Elle discute avec d’autres
jeunes filles de son lycée.
Elle rit et tout son
visage s’illumine.
Ses dents blanches. Sa
fossette et ses joues roses. Elle est ravissante.
Doan a presque 30 ans. Il
a une classe folle.
Son luxueux costume lui
va à ravir.
Il monte dans sa voiture
noire.
Ses yeux perçants
scrutent l’horizon.
Il se depêche. Il va être
en retard.
Elle a mal soudain.
Une douleur lancinante
qui lui fait porter la main à sa bouche.
Une souffrance qui lui
fait monter les larmes aux yeux.
Elle tente de la
réprimer, sans y arriver vraiment.
Il est dans son cabinet,
prêt à examiner ses patients.
Il prend le temps de
parler à chacun, de tout expliquer et de rassurer.
C’est un bon dentiste.
Il a presque tout. Une
situation et de l’argent.
Il lui manque juste une
femme.
C’est son tour. Elle est
intimidée. Elle n’aime pas les endroits qu’elle ne connaît pas.
Elle a l’air d’une biche
aux abois.
Elle pousse doucement la
porte.
Il la salue, lui dit de s’asseoir, en souriant.
Il a reçu un coup au coeur.
Il a les mains moites.
Il est sous le charme.
Ses mains tremblent
légèrement.
Il reprend sa
respiration. Reprend ses esprits.
Il la soigne, effectue
les gestes mécaniquement, en essayant d’oublier qu’elle est si jolie.
Voilà, il a terminé.
Il échange quelques mots,
pour la retenir, et puis, il la laisse partir, avec regret.
Les jours passent, et il
n’arrive pas à l’oublier.
Ses yeux et son sourire
sont restés gravés dans sa mémoire.
Il veut la connaître.
Il se sent un autre
homme.
Il se raisonne. Il ne
peut pas être amoureux, c’est impossible.
Pas si vite. Pas lui.
Et pourtant, pourtant, il part à sa recherche, la retrouve.
Elle est issue d'une riche famille. C'est la petite dernière.
Il rencontre même son
père, avant d’inviter celle qui hante ses nuits à prendre un thé.
Avec un chaperon, bien
entendu.
Il apprend à la connaître
et ne l’aime que plus.
Elle rêve de voyages et d’ailleurs.
Elle aime lire et jouer du piano.
Ses parents ne la
laissent pas souvent toucher les touches du clavier.
Se donner en spectacle,
ça ne se fait pas.
Elle apprend, petit à
petit, sa vie à lui. Le découvre.
Et les sentiments
viennent, avec le temps.
Il demande vite à son
père la main de sa fille.
Il ne faudrait pas laisser s’envoler cette colombe.
Ils se marient.
Savaient-ils déjà ?
Savaient-ils qu’ils
devraient quitter ce pays qu’il chérissait tant ?
Savaient-ils qu’ils s’aimeraient
toujours, même après la mort ?
Ils étaient jeunes, ils
étaient si beaux.
Ils s’aimaient tellement.
Et je contemple ces
photos jaunies avec émotion.
Je me rappelle avec
tendresse de leur histoire. L'invente peut-être un peu.
J’aurai tant aimé mieux les connaître.
Connaître un amour fort.
Indestructible.
Vaine tentative
Je suis attirée par la
douceur de ces touches. Je pianote doucement, bercée par le cliquetis régulier.
Mes yeux fatiguent, mais qu’importe.
Je veux écrire, ce soir.
Les lettres s’inscrivent,
peu à peu sur ma page blanche.
Puis, aussi vite qu’elles
sont apparues, disparaissent.
Je réfléchis.
Recommence.
Je n’y arrive pas.
J’en ai envie, pourtant.
J’aimerais que cela
vienne tout seul, sans réfléchir.
Peut-être que ça n’arrivera
plus.
En attendant, je relis
les débuts de mes essais sur ce blog.
Et j’aimerais bien
ré-écrire quelque chose comme ça, ça ou encore ça.
Ah.
Et je retombe dans les excès de bouffe, aussi.
Je regarde Gossip Girl.
Je me crois encore en vacances.
Mais en fait non.
C'est fini. Plus de job. Plus de tunes.
Il va falloir changer d'habitudes, sweetie.
Je ne vais peut-être pas si bien que ça, tout compte fait.
L'enchaînement de soirée, les shooters, c'est peut-être juste pour ne plus avoir le temps de réfléchir.
Le réveil est douloureux.
L'oeil enflé, la voix cassée et le mal de crâne.
Jeunesse décadente.
Ou simple mal-être.
Je souris et je pleure.
J'attends de tomber. D'être au fond, vraiment.
Pour juste donner le coup de pied.
Et remonter.
Je sens que la chute finale est pour bientôt.